Ode à Rascas

Je célèbre ces dernières semaines un retour à l’écriture. Je suis ravie de vous annoncer que d’ici quelques mois d’ailleurs je commence une formation d’animatrice d’ateliers écriture, une envie qui m’anime depuis plus de 10 ans ! Cela annonce de nouvelles perspectives d’ateliers ! 😉 Pour fêter cela, j’inaugure un nouveau carnet d’écriture, avec ce premier texte.
Ma maison est nichée dans un écrin, au pied des Maures.
J’ai toujours cherché les endroits à l’écart du monde.
Ça a commencé avec ma belle Saturnana à Pistoia.
Ça s’est poursuivi avec les Plaines.
C’est la consécration à Rascas.
 
Y a-t-il vraiment une maison au bout du chemin ?
Les nuits y sont noires d’encre, sauf quand la lune nous rejoint.
Là où certains craignent d’être face à leur propre silence, je me ressource, loin de toute l’agitation « moderne » et à la fois tellement « obsolète ».
 
À l’automne, on rentre le bois.
À l’hiver, les cheminées fument du matin au soir.
Au printemps, on regarde la nature s’affairer.
À l’été, on vit dehors à l’ombre du mûrier.
 
Y’a-t-il une maison au bout du chemin ?
 Il y a bien plus que cela, il y a des cœurs qui s’entraident.
On ne choisit pas Rascas, c’est Rascas qui nous choisit.
C’est un équilibre subtil et délicat.
Un microcosme.
Qui en ces jours attend et espère le retour de son doyen.

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